Les notions essentielles en topographies
Publié le 30 Avril 2024
Lors des marches, explos ou raids, il est important de savoir se repérer dans l’espace afin d’aller au bon endroit. C’est à cela que sert la topographie.
Tout d’abord, abordons le matériel :
Une trousse topo est équipée d’une ou plusieurs boussoles graduées, de crayons de bois, de gommes et tailles crayons, d’une équerre, de feuilles de papier, d’une grille et de papier calque pour les croquis, et enfin d’un porte-cartes et de cartes diverses.
Comment lire une carte ?
Il y a plusieurs informations importantes à savoir pour lire une carte. Premièrement, il faut savoir que le haut de la carte indique le Nord, le bas : le Sud, la droite : l’Est et la gauche : l’Ouest.
Ensuite, il faut savoir ce qu’est l’échelle d’une carte. L’échelle permet de savoir la différence entre la distance sur la carte et la distance réelle. Cette échelle est exprimée par une fraction. Le numérateur exprime la distance sur la carte, et le dénominateur la distance réelle. Par exemple, si au coin de la carte, c’est écrit que l’échelle est de 1/25000, cela signifie que 1 cm sur la carte représente 25 000 cm (soit 250 m) sur le terrain. L’échelle est obligatoirement indiquée dans la légende de la carte. Pour un raid ou une explo, on prendra une carte d’échelle 1/25000 ou 1/50000, tandis que pour une grande randonnée par exemple, on prendra une carte d’échelle 1/100000, qui couvre donc un territoire plus grand.
Les noms de villages, les routes, les petits chemins et les bâtiments sont indiqués sur les cartes. Le relief est également indiqué sur les cartes à l’aide de courbes de niveau. Les courbes de niveau sont des lignes imaginaires placées sur la carte, qui joignent tous les points situés à la même altitude (qui se joignent sur le terrain). La distance entre chaque courbe est toujours indiquée dans la légende de la carte, et les altitudes sont indiquées par les nombres inscrits en noir à de multiples endroits, parfois sur les courbes de niveau elles-mêmes.
Il est également important de savoir utiliser une boussole.
La boussole indique où se situe le nord sur le terrain. La boussole graduée est découpée avec les points cardinaux, mais également en une graduation allant de 0° à 360° ( les azimuts, voir le cercle gradué de la boussole de l’image ci-dessous). Il faut éviter d’utiliser une boussole à proximité de choses métalliques, car cela la perturbe.
Comment prendre un azimut ?
Si vous êtes à un point À sur une carte et que votre but est d’aller à un point B, et que vous ne savez pas dans quelle direction aller : premièrement, il faut calculer l’azimut du point B par rapport au point Å. Pour cela, il faut placer la boussole graduée sur le point A, accorder le nord du cercle gradué avec le nord de la carte, et viser le point B avec la boussole, afin de voir quel est l’azimut du point B par rapport au point A. Ensuite, il faut retirer la boussole de la carte, et accorder le nord du cercle gradué de la boussole avec le nord qu’indique l’aiguille de cette boussole. Enfin, il faut retrouver l’azimut qu’on avait trouvé auparavant, puis en déduire la direction dans laquelle il faut aller (qui est celle de cet azimut). Après un peu de marche, on atteint le point B.
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Nonobstant, il est possible que sur le chemin, on tombe sur un obstacle infranchissable. Si on a une bonne visibilité au-delà de l’obstacle, il sera plus simple de prendre un point de repère à la visée que l’azimut traverse, et de le rejoindre en contournant l’obstacle. Sinon, il faut s’y prendre comme ceci :
Tout d’abord, il faut viser un point qui nous permet de s’écarter de l’obstacle. Il est important de mesurer la distance entre le point de départ et ce point-ci, et de mesurer l’angle que fait cette distance avec l’azimut. Une fois l’obstacle écarté, on marche en suivant l’azimut dé départ (parallèlement à la direction d’origine), jusqu’à arriver au-delà de l’obstacle. Ensuite, on marche sur la même distance qu’on avait parcourue entre le point de départ et le point où nous fûmes écartés de l’obstacle sans l’avoir franchi, en suivant un azimut de type : l’azimut de départ moins l’angle de déviation (celui qu’il y avait entre le point de départ et le point où nous fûmes écartés de l’obstacle sans l’avoir franchi). Enfin, normalement, si on a bien tout fait comme il fallait, on se retrouve au-delà de l’obstacle sans avoir perdu l’azimut et la direction que l’on voulait suivre au départ.
Tout d’abord, il faut viser un point qui nous permet de s’écarter de l’obstacle. Il est important de mesurer la distance entre le point de départ et ce point-ci, et de mesurer l’angle que fait cette distance avec l’azimut. Une fois l’obstacle écarté, on marche en suivant l’azimut dé départ (parallèlement à la direction d’origine), jusqu’à arriver au-delà de l’obstacle. Ensuite, on marche sur la même distance qu’on avait parcourue entre le point de départ et le point où nous fûmes écartés de l’obstacle sans l’avoir franchi, en suivant un azimut de type : l’azimut de départ moins l’angle de déviation (celui qu’il y avait entre le point de départ et le point où nous fûmes écartés de l’obstacle sans l’avoir franchi). Enfin, normalement, si on a bien tout fait comme il fallait, on se retrouve au-delà de l’obstacle sans avoir perdu l’azimut et la direction que l’on voulait suivre au départ.
La triangulation
La topographie, c’est avant tout savoir se repérer dans l’espace. Il s’agit donc d’abord de savoir où on se trouve sur la carte. Si on est perdu, il existe une technique pour retrouver sa position exacte avec une carte et une boussole. Cette technique se nomme la triangulation. Tout d’abord, il s’agit d’aligner le nord de la carte (le haut) avec le nord de la boussole (l’aiguille rouge). Ensuite, regardez autour de vous et repérez dans le paysage trois éléments notables qui sont indiqués sur la carte, et qui se situent dans des directions différentes voire même opposées. Il peut s’agir d’éléments naturels ou d’infrastructures, peu importe, mais il faut qu’ils soient facilement repérables à la fois dans l’environnement et sur la carte. Après cela, il faut regarder le cadran de la boussole dans lequel se trouve des nombres qui correspondent aux directions par rapport aux points cardinaux : ce sont les azimuts. Il faut d’abord relever les azimuts des points que l’on a identifiés, puis il faut calculer les azimuts de notre position par rapport à chacun des points identifiés. Pour ce faire, il suffit d’ajouter 180 à la valeur de chaque azimut, puis, si jamais le résultat est supérieur à 360, de soustraire 360. Une fois les trois azimuts déterminés, il faut mettre la boussole sur chacun des points sur la carte et tracer un trait extraordinairement long dans la direction de l’azimut calculé, en voyant la direction sur le cadran de la boussole. Les trois traits se rejoignent en un triangle. C’est dans le triangle qu’on se trouve, voilà pourquoi cette technique se nomme la triangulation.
La topographie, c’est avant tout savoir se repérer dans l’espace. Il s’agit donc d’abord de savoir où on se trouve sur la carte. Si on est perdu, il existe une technique pour retrouver sa position exacte avec une carte et une boussole. Cette technique se nomme la triangulation. Tout d’abord, il s’agit d’aligner le nord de la carte (le haut) avec le nord de la boussole (l’aiguille rouge). Ensuite, regardez autour de vous et repérez dans le paysage trois éléments notables qui sont indiqués sur la carte, et qui se situent dans des directions différentes voire même opposées. Il peut s’agir d’éléments naturels ou d’infrastructures, peu importe, mais il faut qu’ils soient facilement repérables à la fois dans l’environnement et sur la carte. Après cela, il faut regarder le cadran de la boussole dans lequel se trouve des nombres qui correspondent aux directions par rapport aux points cardinaux : ce sont les azimuts. Il faut d’abord relever les azimuts des points que l’on a identifiés, puis il faut calculer les azimuts de notre position par rapport à chacun des points identifiés. Pour ce faire, il suffit d’ajouter 180 à la valeur de chaque azimut, puis, si jamais le résultat est supérieur à 360, de soustraire 360. Une fois les trois azimuts déterminés, il faut mettre la boussole sur chacun des points sur la carte et tracer un trait extraordinairement long dans la direction de l’azimut calculé, en voyant la direction sur le cadran de la boussole. Les trois traits se rejoignent en un triangle. C’est dans le triangle qu’on se trouve, voilà pourquoi cette technique se nomme la triangulation.
Comment faire des croquis ?
Les croquis servent à relever son environnement en le mettant sur papier, pour que d’autres puissent éventuellement s’en servir pour se repérer ainsi qu’une carte. Il y a plusieurs types de croquis.
Tout d’abord le croquis topographique : pour le réaliser, il suffit d’une feuille, d’un crayon et d’une boussole. Il s’agit du croquis d’un chemin que l’on emprunte. Tout d’abord, il faut prendre des notes pendant la marche sur les différents éléments du paysage, les distances (le nombre de pas parcourus) et les directions (les azimuts des virages), et pourquoi pas faire un brouillon. Une fois arrivé, c’est parti pour faire le vrai croquis : tout d’abord, il faut choisir une échelle, comme par exemple l’échelle 1/10000, qui signifie qu’un centimètre sur le croquis correspond à cent mètres. Si vous effectuez votre croquis sur une feuille à carreaux, sachez que les petits carreaux font 5 mm et les grands 8 mm. Pour réaliser le croquis, il faut d’abord tracer le chemin parcouru. À chaque virage, il faut donc prendre l’azimut du chemin qu’on a auparavant relevé, car il faut être précis. De plus, pour les distances, ayant compté le nombre de pas, on peut calculer les distances en sachant qu’un pas fait en moyenne 75 cm sur une surface plate, mais que plus le terrain est pentu plus ce nombre diminue. Il faut donc multiplier le nombre de pas avec 75 cm, en prenant en compte les pentes, pour avoir les distances approximatives. Il est aussi assez utile de noter les heures de passage à certains endroits de la carte, pour avoir une idée du temps qu’il faut pour parcourir. On ne peut pas relever l’altitude de manière exacte avec les moyens qu’on a, mais par contre on peut indiquer sur le croquis si le terrain est plus ou moins vallonné (avec des flèches par exemple), car c’est plutôt utile. Il faut noter absolument tous les éléments importants que l’on a relevé auparavant, en utilisant pourquoi pas des pictogrammes expliqués dans une légende (avec l’échelle). En ce qui concerne les points de repère qui ne se situent pas directement sur le chemin (Ex : clocher, pic, château d’eau) Il suffit d’utiliser la méthode de la triangulation vue précédemment : il faut prendre leur azimut à deux points différents du chemin, et c’est en les reliant ensuite qu’on obtiendra la position exacte du point de repère (deux azimuts sont suffisants, pas besoin de faire un triangle.).
Ensuite, autre type de croquis : le croquis Gilwell. Il est semblable à un croquis topo, à la différence près que la ligne est toute droite, et qu’il faut simplement noter les azimuts des virages. Il permet donc de suivre le chemin sur le croquis en gardant le point de vue de quelqu’un qui a devant lui le chemin. Mise à part cette différence, le croquis Gilwell s’effectue de manière semblable au croquis topo.
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Un autre type de croquis : le croquis architectural. Il s’agit de réaliser le croquis d'un monument pour que quelqu’un ne connaissant pas l’endroit puisse identifier le monument. Il faut d’abord tracer une ligne en bas de la feuille représentant le sol. Il faut ensuite d’abord dessiner un élément principal du bâtiment pour ensuite évaluer les dimensions par rapport à cet élément principal. Cela peut être les bases de l’édifice par exemple, c’est plus pratique. Il convient donc de continuer à dessiner le bâtiment en regardant bien le vrai, car la ressemblance doit être la plus importante possible, et dans ses proportions exactes en comparant chaque élément aux précédents et en visualisant le moment, il en est sur le vrai monument. Il est important de respecter les proportions et les formes. Une fois le principal du bâtiment dessiné, il faut faire les détails (par exemple la rosace et les vitraux s’il s’agit d’une église), toujours en faisant attention aux proportions. Il est également utile de noter les matériaux dont est composé le bâtiment, en faisant des flèches. On peut aussi faire des flèches pour expliquer les parties du bâtiment.
Un autre type de croquis : le croquis panoramique. Il s’agit de faire un croquis d’un paysage, depuis le point de vue qu’on a dessus. Il s’agit donc de dessiner directement ce que l’on voit, mais en faisant attention aux proportions : pour cela, on peut s’aider d’une grille à croquis panoramique. La grille à croquis panoramique est divisée en une multitude de carreaux, elle est un cadre en bois avec des fils qui forment ces carreaux. Il faut donc diviser la feuille sur laquelle on va faire le croquis de la même manière : en la divisant en le même nombre de carreaux. Ensuite, il faut placer la grille devant ses yeux et voir quels éléments on doit placer dans tel carreau. D’abord, on commence par celui qui est à une extrémité et on les fait un d'un. Chaque élément qu’on voit, qui peut être naturel (arbre, mont) ou architectural, doit être retransmis dans les proportions exactes par rapport à ce qu’on voit dans les carreaux de la grille. Pour que ce soit plus simple, il vaut mieux dessiner l’horizon d’une traite avant de se servir de la grille, en sachant qu’il se situe environ à la hauteur des yeux. Il faut enfin noter le point où l’on se trouve et les azimuts des points remarquables comme les églises ou les monts par exemple.
Et voilà : dorénavant, vous savez de quel matériel on a besoin pour effectuer la topographie, vous savez comment lire une carte, comment se servir d’une boussole graduée, comment prendre un azimut et comment franchir un obstacle infranchissable et sans visibilité sans perdre l’azimut et la direction que l’on voulait suivre au départ, comment connaître sa position exacte si on est perdu à l’aide d’une carte et d’une boussole, et comment réaliser tout type de croquis (topo, Gilwell, architectural, panoramique). J’espère que cet article vous aura plu, et bonne continuation à vous tous.
Fraternelles salutations scoutes
Arthur GAILLARD, 3ème du Loup
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