Lors des marches, explos ou raids, il est important de savoir se repérer dans l’espace afin d’aller au bon endroit. C’est à cela que sert la topographie.
Tout d’abord, abordons le matériel :
Une trousse topo est équipée d’une ou plusieurs boussoles graduées, de crayons de bois, de gommes et tailles crayons, d’une équerre, de feuilles de papier, d’une grille et de papier calque pour les croquis, et enfin d’un porte-cartes et de cartes diverses.
Comment lire une carte ?
Il y a plusieurs informations importantes à savoir pour lire une carte. Premièrement, il faut savoir que le haut de la carte indique le Nord, le bas : le Sud, la droite : l’Est et la gauche : l’Ouest.
Ensuite, il faut savoir ce qu’est l’échelle d’une carte. L’échelle permet de savoir la différence entre la distance sur la carte et la distance réelle. Cette échelle est exprimée par une fraction. Le numérateur exprime la distance sur la carte, et le dénominateur la distance réelle. Par exemple, si au coin de la carte, c’est écrit que l’échelle est de 1/25000, cela signifie que 1 cm sur la carte représente 25 000 cm (soit 250 m) sur le terrain. L’échelle est obligatoirement indiquée dans la légende de la carte. Pour un raid ou une explo, on prendra une carte d’échelle 1/25000 ou 1/50000, tandis que pour une grande randonnée par exemple, on prendra une carte d’échelle 1/100000, qui couvre donc un territoire plus grand.
Les noms de villages, les routes, les petits chemins et les bâtiments sont indiqués sur les cartes. Le relief est également indiqué sur les cartes à l’aide de courbes de niveau. Les courbes de niveau sont des lignes imaginaires placées sur la carte, qui joignent tous les points situés à la même altitude (qui se joignent sur le terrain). La distance entre chaque courbe est toujours indiquée dans la légende de la carte, et les altitudes sont indiquées par les nombres inscrits en noir à de multiples endroits, parfois sur les courbes de niveau elles-mêmes.
Il est également important de savoir utiliser une boussole.
La boussole indique où se situe le nord sur le terrain. La boussole graduée est découpée avec les points cardinaux, mais également en une graduation allant de 0° à 360° ( les azimuts, voir le cercle gradué de la boussole de l’image ci-dessous). Il faut éviter d’utiliser une boussole à proximité de choses métalliques, car cela la perturbe.
Comment prendre un azimut ?
Si vous êtes à un point À sur une carte et que votre but est d’aller à un point B, et que vous ne savez pas dans quelle direction aller : premièrement, il faut calculer l’azimut du point B par rapport au point Å. Pour cela, il faut placer la boussole graduée sur le point A, accorder le nord du cercle gradué avec le nord de la carte, et viser le point B avec la boussole, afin de voir quel est l’azimut du point B par rapport au point A. Ensuite, il faut retirer la boussole de la carte, et accorder le nord du cercle gradué de la boussole avec le nord qu’indique l’aiguille de cette boussole. Enfin, il faut retrouver l’azimut qu’on avait trouvé auparavant, puis en déduire la direction dans laquelle il faut aller (qui est celle de cet azimut). Après un peu de marche, on atteint le point B.
Nonobstant, il est possible que sur le chemin, on tombe sur un obstacle infranchissable. Si on a une bonne visibilité au-delà de l’obstacle, il sera plus simple de prendre un point de repère à la visée que l’azimut traverse, et de le rejoindre en contournant l’obstacle. Sinon, il faut s’y prendre comme ceci :
Tout d’abord, il faut viser un point qui nous permet de s’écarter de l’obstacle. Il est important de mesurer la distance entre le point de départ et ce point-ci, et de mesurer l’angle que fait cette distance avec l’azimut. Une fois l’obstacle écarté, on marche en suivant l’azimut dé départ (parallèlement à la direction d’origine), jusqu’à arriver au-delà de l’obstacle. Ensuite, on marche sur la même distance qu’on avait parcourue entre le point de départ et le point où nous fûmes écartés de l’obstacle sans l’avoir franchi, en suivant un azimut de type : l’azimut de départ moins l’angle de déviation (celui qu’il y avait entre le point de départ et le point où nous fûmes écartés de l’obstacle sans l’avoir franchi). Enfin, normalement, si on a bien tout fait comme il fallait, on se retrouve au-delà de l’obstacle sans avoir perdu l’azimut et la direction que l’on voulait suivre au départ.
La triangulation
La topographie, c’est avant tout savoir se repérer dans l’espace. Il s’agit donc d’abord de savoir où on se trouve sur la carte. Si on est perdu, il existe une technique pour retrouver sa position exacte avec une carte et une boussole. Cette technique se nomme la triangulation. Tout d’abord, il s’agit d’aligner le nord de la carte (le haut) avec le nord de la boussole (l’aiguille rouge). Ensuite, regardez autour de vous et repérez dans le paysage trois éléments notables qui sont indiqués sur la carte, et qui se situent dans des directions différentes voire même opposées. Il peut s’agir d’éléments naturels ou d’infrastructures, peu importe, mais il faut qu’ils soient facilement repérables à la fois dans l’environnement et sur la carte. Après cela, il faut regarder le cadran de la boussole dans lequel se trouve des nombres qui correspondent aux directions par rapport aux points cardinaux : ce sont les azimuts. Il faut d’abord relever les azimuts des points que l’on a identifiés, puis il faut calculer les azimuts de notre position par rapport à chacun des points identifiés. Pour ce faire, il suffit d’ajouter 180 à la valeur de chaque azimut, puis, si jamais le résultat est supérieur à 360, de soustraire 360. Une fois les trois azimuts déterminés, il faut mettre la boussole sur chacun des points sur la carte et tracer un trait extraordinairement long dans la direction de l’azimut calculé, en voyant la direction sur le cadran de la boussole. Les trois traits se rejoignent en un triangle. C’est dans le triangle qu’on se trouve, voilà pourquoi cette technique se nomme la triangulation.
Comment faire des croquis ?
Les croquis servent à relever son environnement en le mettant sur papier, pour que d’autres puissent éventuellement s’en servir pour se repérer ainsi qu’une carte. Il y a plusieurs types de croquis.
Tout d’abord le croquis topographique : pour le réaliser, il suffit d’une feuille, d’un crayon et d’une boussole. Il s’agit du croquis d’un chemin que l’on emprunte. Tout d’abord, il faut prendre des notes pendant la marche sur les différents éléments du paysage, les distances (le nombre de pas parcourus) et les directions (les azimuts des virages), et pourquoi pas faire un brouillon. Une fois arrivé, c’est parti pour faire le vrai croquis : tout d’abord, il faut choisir une échelle, comme par exemple l’échelle 1/10000, qui signifie qu’un centimètre sur le croquis correspond à cent mètres. Si vous effectuez votre croquis sur une feuille à carreaux, sachez que les petits carreaux font 5 mm et les grands 8 mm. Pour réaliser le croquis, il faut d’abord tracer le chemin parcouru. À chaque virage, il faut donc prendre l’azimut du chemin qu’on a auparavant relevé, car il faut être précis. De plus, pour les distances, ayant compté le nombre de pas, on peut calculer les distances en sachant qu’un pas fait en moyenne 75 cm sur une surface plate, mais que plus le terrain est pentu plus ce nombre diminue. Il faut donc multiplier le nombre de pas avec 75 cm, en prenant en compte les pentes, pour avoir les distances approximatives. Il est aussi assez utile de noter les heures de passage à certains endroits de la carte, pour avoir une idée du temps qu’il faut pour parcourir. On ne peut pas relever l’altitude de manière exacte avec les moyens qu’on a, mais par contre on peut indiquer sur le croquis si le terrain est plus ou moins vallonné (avec des flèches par exemple), car c’est plutôt utile. Il faut noter absolument tous les éléments importants que l’on a relevé auparavant, en utilisant pourquoi pas des pictogrammes expliqués dans une légende (avec l’échelle). En ce qui concerne les points de repère qui ne se situent pas directement sur le chemin (Ex : clocher, pic, château d’eau) Il suffit d’utiliser la méthode de la triangulation vue précédemment : il faut prendre leur azimut à deux points différents du chemin, et c’est en les reliant ensuite qu’on obtiendra la position exacte du point de repère (deux azimuts sont suffisants, pas besoin de faire un triangle.).
Ensuite, autre type de croquis : le croquis Gilwell. Il est semblable à un croquis topo, à la différence près que la ligne est toute droite, et qu’il faut simplement noter les azimuts des virages. Il permet donc de suivre le chemin sur le croquis en gardant le point de vue de quelqu’un qui a devant lui le chemin. Mise à part cette différence, le croquis Gilwell s’effectue de manière semblable au croquis topo.
Un autre type de croquis : le croquis architectural. Il s’agit de réaliser le croquis d'un monument pour que quelqu’un ne connaissant pas l’endroit puisse identifier le monument. Il faut d’abord tracer une ligne en bas de la feuille représentant le sol. Il faut ensuite d’abord dessiner un élément principal du bâtiment pour ensuite évaluer les dimensions par rapport à cet élément principal. Cela peut être les bases de l’édifice par exemple, c’est plus pratique. Il convient donc de continuer à dessiner le bâtiment en regardant bien le vrai, car la ressemblance doit être la plus importante possible, et dans ses proportions exactes en comparant chaque élément aux précédents et en visualisant le moment, il en est sur le vrai monument. Il est important de respecter les proportions et les formes. Une fois le principal du bâtiment dessiné, il faut faire les détails (par exemple la rosace et les vitraux s’il s’agit d’une église), toujours en faisant attention aux proportions. Il est également utile de noter les matériaux dont est composé le bâtiment, en faisant des flèches. On peut aussi faire des flèches pour expliquer les parties du bâtiment.
Un autre type de croquis : le croquis panoramique. Il s’agit de faire un croquis d’un paysage, depuis le point de vue qu’on a dessus. Il s’agit donc de dessiner directement ce que l’on voit, mais en faisant attention aux proportions : pour cela, on peut s’aider d’une grille à croquis panoramique. La grille à croquis panoramique est divisée en une multitude de carreaux, elle est un cadre en bois avec des fils qui forment ces carreaux. Il faut donc diviser la feuille sur laquelle on va faire le croquis de la même manière : en la divisant en le même nombre de carreaux. Ensuite, il faut placer la grille devant ses yeux et voir quels éléments on doit placer dans tel carreau. D’abord, on commence par celui qui est à une extrémité et on les fait un d'un. Chaque élément qu’on voit, qui peut être naturel (arbre, mont) ou architectural, doit être retransmis dans les proportions exactes par rapport à ce qu’on voit dans les carreaux de la grille. Pour que ce soit plus simple, il vaut mieux dessiner l’horizon d’une traite avant de se servir de la grille, en sachant qu’il se situe environ à la hauteur des yeux. Il faut enfin noter le point où l’on se trouve et les azimuts des points remarquables comme les églises ou les monts par exemple.
Et voilà : dorénavant, vous savez de quel matériel on a besoin pour effectuer la topographie, vous savez comment lire une carte, comment se servir d’une boussole graduée, comment prendre un azimut et comment franchir un obstacle infranchissable et sans visibilité sans perdre l’azimut et la direction que l’on voulait suivre au départ, comment connaître sa position exacte si on est perdu à l’aide d’une carte et d’une boussole, et comment réaliser tout type de croquis (topo, Gilwell, architectural, panoramique). J’espère que cet article vous aura plu, et bonne continuation à vous tous.
L’heure du Grand Camp approche et il est venu le moment de faire un petit point au sujet du Froissartage.
1-Définition
Le froissartage est une technique scoute de travail et de construction d'installation à partir de bois, et a été développée par Michel Froissart, commissaire de district des Scouts de France pendant la Seconde Guerre mondiale, pour pallier la pénurie de clous et de ficelle de l'époque.
Elle représente une activité majeure dans le scoutisme qui constitue une nécessité d’apprentissage.
2-Rappel des consignes de sécurité
Avant toute chose, il convient de s’équiper d’une bonne paire de gants, d’une tenue vestimentaire adéquate, et de bonnes chaussures de travail. Il est très important de rester attentif et vigilant pour se protéger soi-même et protéger les autres.
Le travail du bois ne s’effectue jamais seul pour des raisons de sécurité. Certaines actions nécessitent d’être à plusieurs (manipulation des scies ou encore transport des batinses).
3-Zoom sur le matériel indispensable à la pratique du froissartage
Voici les différents outils les plus employés :
3.1-La scie
Principalement utilisée pour la coupe de bois vert ou humide, la scie tubulaire est l’outil le plus efficace en camp. Sa denture américaine lui permet d’évacuer facilement les sciures de bois.
3.1.1-Guide d’utilisation :
Schéma de la scie tubulaire
Maintenir la bûche solidement, sans mettre la main trop près de la scie.
Tenir fermement la scie au bas de la monture.
Le premier trait de scie se tire et ne se pousse jamais évitant ainsi tout dérapage.
Guider tout doucement la lame au démarrage avec la première phalange du pouce pour faire un trait de scie précis.
Eviter de mettre la pièce à scier dans une position telle que le trait se referme par le poids de cette pièce et bloque votre lame.
Ne pas tourner autour de la pièce sous peine de bloquer la lame.
Scier en alternant le tirage et la poussée sans appuyer sur la scie (si travail en solitaire).
Uniquement tirer (si travail en binôme).
Utiliser toute la longueur de la lame.
3.1.2-Entretien :
Graisser toujours la lame à l’aide d’un chiffon pour éviter la rouille et l’oxydation de la lame après utilisation.
Placer un protège lame sur la lame au repos.
Si la scie ne scie plus droit ou se coince, il suffit de la retendre en utilisant les trous intérieurs.
Lorsqu’une scie ne coupe plus, il est contreproductif de l’affuter car la lame est en acier trempé.
Avoyage d’une lame
Toutefois on peut avoyer la lame afin de lui donner une seconde jeunesse : pour cela, on peut placer la lame dans un étau. L’avoyage consiste à élargir le décalage entre chaque dent afin de créer une voie plus large que l’épaisseur de la lame. Distinguer alors les dents du côté droit puis du côté gauche. Il suffit alors d’élargir ce décalage à l’aide d’un tournevis ou d’un ciseau à bois. On veille également à ne pas avoyer la denture échancrée.
Cependant, il est parfois nécessaire de changer les lames lorsqu’elles sont plus usagées.
Denture de lame américaine
3.2-La hachette
La hachette, outil par excellence du bucheron dans l'imaginaire collectif, est composée d’un fer tranchant associé à son manche au sein de l’œil de la hache. Son manche est le plus souvent en bois (le noyer, étant à la fois dur et résistant), et est bloqué par un coin.
Cet outil ayant une bonne prise en main au bas du manche, est réservé aux scouts de seconde classe.
3.2.1-Guide d’utilisation :
Tenir la hachette par le fer, le tranchant en avant durant les déplacements.
Une fois arrivé, délimiter un périmètre de sécurité.
Saisir la hachette à l’extrémité du manche lors de son utilisation.
Diriger le fer avec le bras et non le poignet.
Eviter les gestes qui ramènent le tranchant vers soi.
La hachette peut alors servir dans différentes tâches :
Équarrissage et Épointage
L’équarrissage :
Technique permettant de rendre carré un pieu ou rondin nécessaires durant les installations. Se réalise sur un billot.
L’épointage :
Technique permettant de rendre pointu un pieu ou rondin nécessaires durant les
Installations. Se réalise sur un billot.
Ébranchage
L’ébranchage ou élagage :
Technique permettant l’ablation des branchages gênant le travail du tronc.
Mettre le tronc entre la hachette et ses jambes.
Couper la branche par le dessous afin d’éviter toute bavure.
Répéter les étapes pour toutes les branches.
Coupe
Couper :
Technique afin de séparer une batinse en deux.
Consiste à frapper la batinse en oblique, en alternant les coups de droite à gauche. Cela permet la découpe.
La découpe s’effectue sur un billot.
Toutefois, il faut faire attention aux mouvements que l’on effectue afin de ne pas assommer un scout.
3.2.2-Entretien :
Affûtage à la meule en gré
Affûtage à la meule en gré ou à la meuleuse, toujours humidifiée. Attention à leurs utilisations car ce sont des outils qui tournent à grande vitesse. N’hésitez pas à vous faire accompagner d’un adulte.
En camp, n’ayant pas accès aux outils modernes, la lime est alors de rigueur. On effectuera alors un mouvement en respectant l’arrondi du tranchant, partant de l’œil jusqu’au tranchant.
Affûtage du tranchant à la pierre à eau
Également, l’utilisation d’une pierre à eau peut suffire à redonner un tranchant à votre hache.
Lors du rangement de l’outil, il s’agira de le frotter pour enlever l’humidité et de le ranger dans son étui ou à défaut de positionner un morceau de tuyau d’arrosage sur son tranchant.
Attention à ne jamais poser ses outils au sol. Il existe des râteliers où on peut simplement les déposer sur une buche. Ainsi on évite de faire rouiller les lames de nos outils, nous évitant ainsi les dépenses superflues.
Il existe encore une multitude d’outils utiles au travail du bois qui nécessiteront des articles à l’avenir.
Enfin, pour en apprendre plus au sujet du froissartage, n’hésitez en aucun cas à solliciter un scout « expérimenté » ou à vous renseigner à son sujet de par vos lectures ou recherches personnelles sur internet ou sur le blog de la Troupe.
Je vous invite également à vous référer aux liens ci-dessous pour découvrir ou en apprendre davantage sur les techniques de travail du bois qui vous seront plus qu’utiles lors de votre camp :
Le PSC1 est une formation proposée par l’UGSEL à tous les Français, normalement tous les troisièmes de France sont censés l’avoir. PSC1 signifie Prévention et Secours Civiques de niveau 1, voici le contenu de cette formation.
- Les hémorragies externes
Une hémorragie, c’est une perte de sang qui ne s’arrête pas par elle-même. Pour le sauveteur, il faut d’abord demander à la victime si elle est capable de comprimer sa plaie elle-même pour éviter le contact avec le sang de la victime, ensuite, appeler les secours en leur donnant votre position, le nom de la victime et le contexte de la blessure. Si le sauveteur doit partir s’occuper d’une autre victime, il faut mettre en place un point de compression pour arrêter le saignement. Et si le saignement ne s’arrête pas, il faut mettre en place un garrot tourniquet à l’aide d’un linge et d’un bâton solide, comme le montre cette vidéo explicative du garrot .
- Les brûlures
Une brûlure, c’est une irritation de la peau causée par de la chaleur ou une substance chimique. En cas de brulure, il faut éloigner la source de la brulure, retirer les habits contenant du produit ayant occasionner des brulures (produit chimiques) sans les mettre en contact avec les parties du corps intactes de la victime, il est préférable de déchirer le vêtement ou de le découper. Puis, il faut rincer la surface brulée avec de l’eau tempérée à faible pression en évitant un écoulement sur les membres intacts si la cause de la brulure est chimique.
- La perte de connaissance
Lors des cas de perte de connaissances, nous pouvons distinguer deux protocoles à suivre :
Le premier étant si la victime respire. Dans ce cas-là, il suffit de la mettre en position latérale de sécurité en ayant préalablement dégager ses voies respiratoires.
Le second étant si la victime ne respire pas. Il faut alors commencer un massage cardiaque en alternant 30 compressions thoraciques, puis 5 insufflations et recommencer jusqu’à ce que la personne reprenne connaissance. Avant cela, il faut bien sûr appeler de l’aide et demander à un témoin d’aller chercher un défibrillateur automatisé. Vidéo explicative du massage cardiaque
Le camp approche, les derniers préparatifs sont en cours. Mais pour réussir le camp, il ne faut pas négliger, ce qui est un élément important de ce dernier...
Le Morse :
Le Morse est le code de transmission le plus utilisé à la troupe. Il permet de nous rassembler pour donner les consignes mais aussi, il rythme notre journée du matin au soir. Donc pour les novices en transmission voici quelque indication en morse pour ne pas se retrouver perdue lors du camp.
(Un point « . » corresponds à un ti et un tiret « - » à un ta.)
Intendance : « .. »
Eau : « . »
Patrouille : « .--. »
Rasso : « .-. »
Messe : « -- »
Veillé : « …- »
Levé : « .-.. »
Et le plus important : URGENCE : « ..- » qui à la particularité d'être sonné en continu : « ..- / ..- / ..- / ..- »
Avec ces différentes indications vous pourrez à peu près savoir ce qu’il se passe tout au long de la journée.
Mais le morse ne se résume pas seulement à ça, il faut aussi connaitre la première lettre de sa patrouille en Morse ainsi que ses initiales. Voici un tableau récapitulatif des diverses lettres en morse :
Mais ce tableau est un peu compliqué à apprendre alors il existe des moyens mnémotechniques que vous pouvez inventer ou trouver sur internet.
Cependant la transmission ne se limite pas qu’au morse qui peut être sous forme écrite, sonore (sifflet, corne, …) ou encore lumineuse (relais optique). Il existe d’autre code utile notamment en grand jeux comme le templier ou encore le Vigenère
Le Templiers :
Le Vigenère
Tous ces codes constituent une part importante pour être efficace lors d’épreuve qui contiennent de la transmission. Donc pour être près lors de ces épreuves chaque patrouille doit disposer d’une grille de Vigenère et s’il le souhaite des grilles d’autres code utile.
Enfin certains codes sont moins compliqués comme le code chinois ou encore un simple décalage :
Code Chinois :
Il s’agit d’un code assez simple : pour chaque voyelle on rajoute une barre horizontale et une barre verticale pour chaque lettre après cette voyelle jusqu’à la prochaine voyelle où on enlève les barres verticales pour en rajouter une horizontale.
Le code César :
Le décalage comme les plus connut avocat (A vaut K), Cassis (K en six) ou encore le code césars (décalage de 3). Il existe des roues pour permet de décoder et encoder plus rapidement sans refaire à chaque fois la grille.
Des roues comme celle-ci sont à fabriquer, elles permettent de tester différentes possibilités afin de trouver la bonne.
« Il n’y a pas de bonne cuisine si au départ elle n’est pas faite par amitié pour celui ou celle à qui elle est destinée… » Paul Bocuse. (créateur du « Concours mondial de la cuisine » qui est un des plus prestigieux concours mondial de gastronomie se tenant tous les deux ans, créé en 1987 à Lyon.)
QU'EST CE QU'UN BON REPAS ?
Un bon repas c’est tout d'abord...
Un bon lieu de travail:
En camp, c’est une bonne table prépa et une grande table à feu. De plus, soyez organisé : ne laissez pas traîner des bûches et des casseroles partout !
Pour installer les tables à feu et les tables prépa il faut un terrain bien dégagé et un endroit bien plat.
Il faut aussi un dimensionnement adéquat : les tables à feu sont souvent beaucoup trop hautes ! La hauteur idéale est de 1 mètre. Astuce : ta table à feu sera à bonne hauteur si le plus petit de la patrouille peut voir le fond de la plus grande casserole !
Pour les tables prépa, il faut qu’elle t’arrive à la taille et que tout le monde puisse faire la cuisine pour être plus rapide lors du concours cuisine. Il faut que ta table prépa soit grande, stable et ordonnée (pas de vaisselle ou de choses qui n'ont rien à faire là).
Un bon matériel :
Avoir de bons couteaux, des écumoires, une PASSOIRE (il en manque souvent et après on mange de la terre) des ustensiles pour tourner la viande, des maniques (très pratique pour enlever le plat du feu) de l’ huile pour la viande et beaucoup de plats afin de faire cuire plusieurs choses à la fois. Attention à ne pas oublier le matériel de vaisselle qui est souvent négligé en WE mais qui est très utile ! Cela permet aux cuistots de chaque patrouille de ne pas nettoyer les gamelles chez eux… N’oubliez pas l’eau pour la cuisson et pour éteindre le feu si besoin.
Une gestion attentive de la cuisson :
Étant une troupe d’élite, ne perdons pas de temps à cuisiner,le feu doit être allumé dès que l'on sait qu'il y'a intendance ou quand intendance sonne (ti ti) il faut aussi avoir une large table à feu afin de pouvoir faire cuire plusieurs choses à la fois et rapidement, car nous savons tous que "Le moral d'un scout est au fond des gamelles." Soyons donc efficaces !
Pour la cuisson des féculents dans l'eau : il faut vérifier assez souvent et remuer ce qui est dans l'eau toutes les 2 minutes ou moins
Pour les choses telles que la viande : mettre de l'huile pour éviter de cramer la viande. Retourner la viande le plus souvent possible et évaluer son degré de cuisson.
OÙ STOCKER L’INTENDANCE DE PATROUILLE ?
Quand tu reçois l’intendance pour un repas, entrepose-la à un endroit dédié de la cuisine, jamais à même le sol ! La surélever avec des bûches dans un endroit visible pour ne pas marcher dedans. Après un repas, on ne peut rien garder, les aliments risquent de périmer c’est pourquoi il fait prévoir les bonnes quantités. On peut seulement conserver des condiments qui peuvent être gardés dans les coins de patrouille, sous réserve d’un stockage adapté dans un récipient fermé et à l’abri. les condiments c'est ce qui change un repas, la petite touche du chef… il te faut tout comme du curry, du paprika, des herbes de Provence, afin de s’adapter en fonction de chaque repas.
Les déchets quant à eux sont entreposés dans des sacs poubelles étanches, solides, hermétiquement clos, en hauteur, à l’ombre et protégés des animaux.
« La cuisine ne s’apprend pas réellement. La cuisine, on la vit. On la vit et on a une folle envie de la faire. » Olivier Roellinger
Il y a de nombreux badges disponibles chez les SUF. Chacun demande une certaine expertise et connaissance dans un domaine. Ils s’acquièrent avec plus ou moins de facilité en fonction de celui choisit.
Je vais donc aujourd’hui vous présenter le badge que je vais tenter de passer qui est donc le badge gabier. Dans une première partie nous allons faire une description du badge, puis observer les différents atouts et compétences nécessaire pour son acquisition et enfin l’histoire du matelotage.
Présentation du badge
Pour commencer, le badge se présente comme ci-dessous :
Son « slogan » énonce : « Tu connais l'art du matelotage, les différents nœuds et leur utilisation ».
Ce badge consiste à connaître et à maîtriser de nombreux nœuds, filets, et techniques de matelotages, il faut maîtriser différentes connaissances que nous allons énumérer.
A savoir :
Savoir estimer le poids de résistance d’une corde.
Connaître les différents types de cordes (sisal, chanvre, fibres synthétiques).
Savoir entretenir une corde selon son type.
Avoir un certain vocabulaire de matelotage (courant, dormant, ganse, couple, tour, tour mort, demi-clé, coiffer, frapper...).
Savoir réaliser un filet de différentes manières.
Savoir réaliser un P.H. pour améliorer l’esthétique de différentes constructions.
Savoir réaliser des nœuds d’assemblage, d’arrêt, de jonction, d’ancrage, de sauvetage, de raccourcissement et de tension.
Savoir réaliser un brêlage serré et efficace.
Savoir enseigner des nœuds de base aux novices.
Voici des images de différents nœuds aux complexités variées :
Ces compétences sont effectivement extrêmement pratiques chez les SUF et peuvent considérablement améliorer et faciliter de nombreuses tâches. Il peut être considéré et dit que les nœuds et filets sont inutiles à la TCF prenant en compte les compétences de la troupe en froissartage, mais les nœuds ont une utilité tout autre.
Voici donc une petite liste d’exemples dans lesquels des connaissances en matière de matelotage seraient profitables :
1. Durant la réalisation des installs :
Pouvoir réaliser des filets qui remplaceraient les « Big Bags ».
Consolidation de certaines liaisons.
Une aide apportée pour le déplacement des différentes coupes ou pour l’élévation des batinses ainsi qu’une éventuelle nécessité de décoincer un arbre empêtré.
Réalisation d’un vaisselier qualitatif.
Réalisation d’un trépied solide pour les feuillets.
2. Durant différentes phases du camp :
Nécessaire pour la bonne installation et tension d’un hamac.
Nécessaire pour la réalisation d’un radeau solide et léger.
Peut être pratique pour la bonne réalisation d’un fortin.
Indispensable pour la construction d’un piège de qualité.
Peut être utile lors de la construction de chars, d’arcs, de flèche po et d’un parcours Hébert.
Durant la construction du mat de troupe, avec les différents P.H. et l’attache des différents drapeaux.
Un peu d’histoire
Remonter à l’origine du nœud est complexe et certainement millénaire. La main de l’Homme primitif a rapidement compris l’intérêt de façonner des nœuds avec des racines ou des lianes, des poils, des boyaux et du cuir des animaux. Et ce probablement avant l’âge de pierre. A titre d’illustration, les haches en silex découvertes par les paléontologues étaient jadis munies de manches en os ou en bois qui se sont décomposés et ont disparu depuis longtemps, de même que le cordage qui attachait ces deux pièces. Certains nœuds remontent à aussi loin que 100 000 ans, mais il ne subsiste aucune preuve tangible de leur existence.
Par la suite, de nombreuses représentations ou restes de cordages noués ont été identifiés par des archéologues. Les derniers habitants des cités suisses de l'âge de pierre fabriquaient des cordages. L'un des plus anciens nœuds jamais retrouvés a été découvert lors de l'excavation d'un site submergé sous 3 mètres d'eau de mer au large des côtes du Danemark. À un hameçon vieux de 10 000 ans était rattaché un bout de tendon ou de boyau au moyen d'un nœud connu de nos jours sous le nom de nœud de cabestan. En 1923, à Antrea (région de la Finlande d'avant-guerre), on a retrouvé dans une tourbière un morceau de filet de pêche intact, qui datait, selon les scientifiques, de 7200 av. J.-C.
En 1836, c’est Samuel morse qui a inventé le code morse pour que le télégraphe soit utile. Il sera ensuite utilisé a bien d’autre desseins et vas connaitre des changements grandioses.
Le morse est à la base de la plus par des codes utilisés en grand jeux c’est donc pourquoi il est vital de le connaitre par cœur ou au moins sous sa forme de base c’est-à-dire trait et point.
Il y a également d’autres moyen de coder le morse comme les électrocardiogrammes qui se forme par des petits cônes pour les ti et des grands pour les ta pour changer de lettre on change de côté donc c’est en haut pour une lettre et en bas pour une autre et pour changer de mot on laisse un trait sans rien.
Il y a aussi l’alphabet assyrien ou l’on prend une forme au hasard mais si elle est verticale c’est un ta et si elle est horizontale, c’est un ti.
Le morse est un code donc assez malléable on peut facilement le coder, surcoder, re-surcoder etc… avec des codes comme le Vigenère ou les chiffres de césar ou encore le chiffrer avec les chiffres de Pollux.
Chiffres de Pollux : Ti : 0,1,3,8
Ta : 2,4,9
Espaces : 5,6,7
Le morse peut également se camoufler en notes de music, donc les « blanches »sont des ti et les «noires » et pour séparer les mots , on place une bar.
On peut aussi non le camoufler plus banalement en transforment les ti en consonne et les ta en voyelles
Il s’agit donc d’ouvrir l’œil ! car le morse se cache partout !
Chers scouts, voici une fiche technique avec les différents points que vous avez découverts lors de la réunion ateliers en janvier. Garde tout ça en tete …
Marche Topographique en Patrouille:
Lors d’une marche à l’azimut, le topographe marche devant afin de pouvoir prendre un azimut sans arrêter l’ensemble du groupe. Le reste de la patrouille peut marcher à un rythme plus régulier.
ESTIMER UNE DISTANCE :
Un œil moyen en bonne santé est capable de discerner à:
200 m:détails de l'habillement (manches courtes - longues)
100 m:yeux comme taches
50 m: yeux, bouche, nez, oreilles de façon très claire
ESTIMER UNE DISTANCE SUR UNE CARTE :
sur une carte, des carrès de 1cm = 1 km
Compter le nombre de carrès, sachant qu’une diagonale fait 1.4km.
Faire une estimation haute et une estimation basse, puis la moyenne.
LE RELIEF
Les courbes de niveau
Sur une carte au 1/25000, une courbe de niveau toutes les 10 m de dénivelé.
Le Talweg
Talweg (aussi écrit thalweg) signifie en vieil allemand le chemin de la vallée. C’est un cheminement très simple à suivre, c’est sur le terrain suivre le point le plus bas entre deux versant. C’est là que se rassemblent les eaux de pluie et par le fait il y a souvent un ruisseau ou une rivière. Lorsqu’il faut progresser, c’est un axe auquel il faut penser car il mène très sûrement là où l’on souhaite aller. Mais attention, il est conseillé de le descendre de préférence car il est impossible de se tromper en le descendant, en effet un talweg existe rarement seul il fait partie d’un réseau de talwegs qui peu à peu se rassemblent. (Tous les ruisseaux mènent à la mer). En remontant les talwegs on peut se tromper d’embranchement assez facilement alors il faut être très vigilant. En marchant dans un talweg on marche entre deux versants de deux monts (ou collines) différents.
La crête
La crête est le cheminement naturel inverse du talweg. La crête est le point de séparation des eaux. De chaque côté de la crête, la pluie tombe soit sur le versant gauche, soit sur le versant droit. En suivant La ligne de crête on marche entre deux versants d’un même mont (ou colline). En remontant une crête on arrive nécessairement à un sommet. C’est le chemin qu’on doit privilégier à la montée pour deux raisons : la première c’est qu’en remontant les crêtes se rassemblent peu à peu, on ne alors peut pas se tromper (à l’inverse du talweg). La deuxième raison c’est que la crête est très souvent la progression directe la moins raide pour atteindre un sommet.
Si on prend l’habitude de tracer des itinéraires en mixant, des tronçons de chemins, des bouts d’azimuts, des talwegs (principalement en descente) et des lignes de crête (principalement à la montée, on se réserve des randonnées intéressantes qui vont nous permettre de découvrir une foule de choses. Bien souvent les découvertes insolites se nichent sur les crêtes ou dans les talwegs. Ceux qui ont compris pourraient faire remarquer que souvent les chemins empruntent les talwegs, pour les crêtes c’est moins fréquent.
La courbe de niveau
La courbe de niveau est exactement à mi-chemin de la crête et du talweg. En suivant une courbe de niveau on marche sans monter ni descendre, on reste toujours au même niveau. C’est un peu plus technique que les deux autres lignes mais c’est assez efficace. En terrain vallonné, souvent les routes mais surtout les voies ferrées de l’ancien temps empruntent les courbes de niveaux. Pendant une progression en plein bois choisir de suivre la courbe de niveau c’est refuser de monter et de descendre. Souvent l’œil a du mal à choisir car il est abusé par la pente générale. En revanche les jambes sentent immédiatement si ça monte ou descend il faut donc se fier à elles.
L’avantage de la courbe de niveau est d’aller d’un point d’une colline à un autre sans grimper au sommet puis être obligé de redescendre, ni dégringoler dans la vallée pour remonter ensuite. Un autre avantage de ces courbes de niveau c’est qu’elles sont dessinées sur la carte il est donc assez facile de les considérer en itinéraire.
Bien comprendre les formes du terrain est absolument capital pour se repérer sûrement. Les éléments du terrain ne changent quasiment pas : les rivières restent en place, les pentes également, tout comme les talwegs et les crêtes. En revanche les chemins se ressemblent et peuvent changer de place.
ESTIMER UN TEMPS DE MARCHE :
Marche sans sac : 6km par heure
Marche avec sac : 5 km par heure
Marche en montagne : 300m de dénivelé positif
Marche en montagne : 450m de dénivelé négatif
Marche à l’azimut en forêt sur terrain plat à l’azimut : 2.5 km/h à 3km/