Publié le 15 Octobre 2021

Nous nous sommes retrouvés devant la cathédrale d’Arras à 9h30, pour les Calympiades. On se répartit en 10 équipes, chacune constituée d’une patrouille scoute et d’une sizaine de louveteaux ou d’une équipe guide et d’une sizaine de jeannettes, nous avons jusqu’à 11h45 pour vendre le plus de calendriers possible. Puis, à 12h30 on prend le bus pour aller à Fresnoy-en-Gohelle, notre lieu de week-end. Ce bus était un bus public dans lequel on est arrivé, à environ 40, chargés de sacs et de tentes… il n’y avait plus une place de libre. 

Arrivés à la forêt où nous camperons, nous avons pris quelques instants pour nous ravitailler. Mais à la fin du repas, un groupe de révolutionnaires vient nous donner une mission. Nous devons prendre les armes : le roi a appelé une armée suisse en renfort à Paris pour se venger de l’insubordination du peuple. Nous devons frapper avant que l’armée n’arrive car elle risque de nous massacrer. 
Nous partons chercher de la poudre cachée dans les environs grâce à des coordonnées reçues dans des messages codés. Après 3h de recherche, nous rentrons avec les boulets que nous sommes allés chercher et attaquons la Bastille : une sioule avec plusieurs ballons. 

Enfin, il était déjà temps de se retrouver à l’église du village pour participer à la messe.

Le soir, après un bon dîner, la patrouille du tigre nous a présenté sa veillée qui racontait l’histoire d’un groupe de révolutionnaire. 

Mais en plein milieu de la veillée, un jeune général nommé Napoléon Bonaparte interrompit les festivités. Ce Napoléon Bonaparte prit la parole accompagnée de quelques fantassins. Il annonça sa volonté de retirer les pouvoirs de l’Assemblée et l’instauration d’un pouvoir exécutif fort.

La France devait mettre un terme aux années d’instabilité sous le régime de la Terreur pour enfin retrouver sa grandeur et sa place en Europe.

Les partisans de Napoléon partirent dans la nuit arrêter les derniers traitres révolutionnaires.


Le lendemain matin, après le petit déjeuner, Napoléon Bonaparte annonça le recrutement de plusieurs milliers de soldats pour redonner des lettres de noblesse à l’armée de France.

Les régiments de Hussards se rendirent sur le champ de manœuvre du Royal-Soissonnais pour y effectuer des manœuvres de grande envergue.. Le jeu était une bataille navale mais pour avoir le droit d’attaquer une case, on devait entrer dans la base de l’autre équipe par une prise de foulards.

Depuis ce mémorable week-end, dans mes rêves, Napoléon cherche le tigre avec les Suisses dans la forêt de Fontainebleau… attention, les boulets nous attaquent !

                        Par Arthur Hoffet, second du Guépard 

Le Général Napoléon fait un coup d'Etat!Le Général Napoléon fait un coup d'Etat!
Le Général Napoléon fait un coup d'Etat!Le Général Napoléon fait un coup d'Etat!

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Publié le 27 Septembre 2021

Refonte du Carnet de Chants

Chers scouts, 

Troupe qui chante, Troupe qui avance!

Une refonte du carnet de chant va avoir lieu, des chants vont être rajoutés dans nos bons vieux carnets!

Voici un lien sur lequel vous allez pouvoir proposer des chants:

https://docs.google.com/document/d/1uBe6Oh4ZZ_DptSYZdf0nQAaB37OeCtq5rsEqmHJKEDY/edit?usp=sharing

La maitrise compte sur vos idées!

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Publié le 1 Septembre 2021

Pour les derniers scouts qui ne sont pas encore au courant,  l'exposition sur le Scoutisme à Arras sera accessible à l'hotel de ville ( beffroi) du 7 au samedi 11 septembre de 14h30 à 17h30 + le samedi 11 septembre de 9h30 à 12h00.

Xavier d B a réalisé un magnifique panneau sur notre chere TCF.

Exposition Scout à Arras
Exposition Scout à Arras

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Rédigé par Scoutwebmestre d'Arras

Publié le 14 Avril 2021

Nous avions rendez-vous au Mont Saint Eloi à 9h15 où nous avons commencé la journée par une prière comme toute bonne journée scoute.

Nous sommes ensuite partis au pas de course jusqu’à arriver dans un bois où la cueillette des jonquilles était interdite. Là, le CT s’est malencontreusement ouvert le bras et fracturait la jambe. Pas de bol ! Ni une ni deux nous lui avons alors fait un brancard, apportait les premiers soins et nous voilà en train de porter notre  CT jusqu’à un carrefour situé ailleurs dans le bois.

Jules qui nous avait guidé à la carte jusque là a simulé un appel aux pompiers (car oui tout ceci n’était qu’un exercice et Jean ne s’était pas blessé en faisant ses lacets).

Notre CT remis de cette mésaventure, nous avons pu faire un jeu mélant rapidité et discrétion dans lequel il fallait prendre possession des carrefours en mettant un « X » ou un « V » tout en essayant de distinguer le nombre de bâtons sur le bandeau de chacun des adversaires. Après une phase de 30 minutes, nous en avons fait une nouvelle manche en plaçant cette fois le bandeau sur le genou gauche ou le genou droit.

Le temps étant bien passé et la Haute Patrouille ayant faim, nous fîmes chauffer des boites de conserves dispatchées dans les sacs avant le départ et Philippe nous découpa le saucisson.

Après un bon repas , nous sommes partis pour une dernière activité : de l’espionnage où nous devions nous dissimuler dans la nature et prendre note de ce qui passait autour de nous et notamment les conversations chefs qui parlaient du camp de temps à autre. La dissimulation étant de qualité, certains se sont retrouvés confondus avec je cite : «  un nid de hérisson ».

A l'issue de la journée, nous sommes ensuite remontés au Mont Saint Eloi.

Antoine de Bertoult, CP du Tigre

La HP se retrouve!

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Publié le 11 Avril 2021

Le  27 mars la Glorieuse troupe Charles de Foucauld se retrouva de bon matin à la légendaire place d’armes de la citadelle. Petit à petit tous les valeureux chevaliers du saint empire germanique s’y retrouvèrent avec leurs montures mécaniques et avec leurs charrettes complètement vides pour la plupart. Mais les retrouvailles furent vite ajournées car deux preux chevaliers se mirent à parler de conquête.

Montjoie, le sang des scouts ne fit qu’un tour, tous partirent dans toutes les directions à la recherche d’aventures et de conquêtes. 

Mais le chemin de la gloire est périlleux et plusieurs scouts n’arrivèrent jamais à leur destination. Des problèmes, il y en a eu: les charrettes se renversaient tous les 200 mètres, certaines lâchaient en cours de route à cause d’essieux qui se brisaient en deux, mais personne ne fut abandonné malgré la boue, la pluie et la grêle. Tous ces effort ne furent pas vains car les unes après les autres, les sections de valeureux soldats arrivèrent et purent se restaurer avec de bons sandwichs et de la bonne salade.

A l'issue du ravitaillement, deux chevaliers partis en éclaireurs furent portés disparus. L'empereur envoya ses chevaliers à leur recherche et ils furent rapidement arrivés.

 

Le retour à la citadelle fut rapide et une fois sur place pour fêter les conquêtes, une grande course fut organisée. Après quelques minutes le lynx passa la ligne d’arrivée sous les applaudissements. Puis tous les chevaliers se réunirent en v pour une grande photo.
Le temps des adieux fut bref et les scouts rentrèrent chez eux pour se reposer.

Xavier 5ème du Lynx et reporter
 

Les Chevaliers du Saint-Empire sur les routes de l'Artois
Les Chevaliers du Saint-Empire sur les routes de l'ArtoisLes Chevaliers du Saint-Empire sur les routes de l'Artois

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Publié le 2 Avril 2021

Publié le 31 Mars 2021

Publié le 22 Mars 2021

NOTIONS DE TOPOGRAPHIE

Chers scouts, voici une fiche technique avec les différents points que vous avez découverts lors de la réunion ateliers en janvier. Garde tout ça en tete 

Marche Topographique en Patrouille:

Lors d’une marche à l’azimut, le topographe marche devant afin de pouvoir prendre un azimut sans arrêter l’ensemble du groupe. Le reste de la patrouille peut marcher à un rythme plus régulier.

ESTIMER UNE DISTANCE :

Un œil moyen en bonne santé est capable de discerner à:

  • 12-15 km: château, église, cheminée marquante, antenne
  • 7 km: maisons, granges
  • 3 km: voitures en mouvement
  • 1500 m: groupes de personnes, voitures
  • 1000 m: arbre isolément, vache, cheval
  • 700 m: personnes l'une à côté de l'autre
  • 500 m:couleur des habits
  • 300 m:visage comme tache blanche
  • 200 m:détails de l'habillement (manches courtes - longues)
  • 100 m:yeux comme taches
  • 50 m: yeux, bouche, nez, oreilles de façon très claire

ESTIMER UNE DISTANCE SUR UNE CARTE :

sur une carte, des carrès de 1cm = 1 km

Compter le nombre de carrès, sachant qu’une diagonale fait 1.4km.

Faire une estimation haute et une estimation basse, puis la moyenne.

LE RELIEF

Les courbes de niveau

Sur une carte au 1/25000, une courbe de niveau toutes les 10 m de dénivelé.

Le Talweg

Talweg (aussi écrit thalweg) signifie en vieil allemand le chemin de la vallée. C’est un cheminement très simple à suivre, c’est sur le terrain suivre le point le plus bas entre deux versant. C’est là que se rassemblent les eaux de pluie et par le fait il y a souvent un ruisseau ou une rivière. Lorsqu’il faut progresser, c’est un axe auquel il faut penser car il mène très sûrement là où l’on souhaite aller. Mais attention, il est conseillé de le descendre de préférence car il est impossible de se tromper en le descendant, en effet un talweg existe rarement seul il fait partie d’un réseau de talwegs qui peu à peu se rassemblent. (Tous les ruisseaux mènent à la mer). En remontant les talwegs on peut se tromper d’embranchement assez facilement alors il faut être très vigilant. En marchant dans un talweg on marche entre deux versants de deux monts (ou collines) différents.

La crête

La crête est le cheminement naturel inverse du talweg. La crête est le point de séparation des eaux. De chaque côté de la crête, la pluie tombe soit sur le versant gauche, soit sur le versant droit. En suivant La ligne de crête on marche entre deux versants d’un même mont (ou colline). En remontant une crête on arrive nécessairement à un sommet. C’est le chemin qu’on doit privilégier à la montée pour deux raisons : la première c’est qu’en remontant les crêtes se rassemblent peu à peu, on ne alors peut pas se tromper (à l’inverse du talweg). La deuxième raison c’est que la crête est très souvent la progression directe la moins raide pour atteindre un sommet.

Si on prend l’habitude de tracer des itinéraires en mixant, des tronçons de chemins, des bouts d’azimuts, des talwegs (principalement en descente) et des lignes de crête (principalement à la montée, on se réserve des randonnées intéressantes qui vont nous permettre de découvrir une foule de choses. Bien souvent les découvertes insolites se nichent sur les crêtes ou dans les talwegs. Ceux qui ont compris pourraient faire remarquer que souvent les chemins empruntent les talwegs, pour les crêtes c’est moins fréquent.

La courbe de niveau

 

La courbe de niveau est exactement à mi-chemin de la crête et du talweg. En suivant une courbe de niveau on marche sans monter ni descendre, on reste toujours au même niveau. C’est un peu plus technique que les deux autres lignes mais c’est assez efficace. En terrain vallonné, souvent les routes mais surtout les voies ferrées de l’ancien temps empruntent les courbes de niveaux. Pendant une progression en plein bois choisir de suivre la courbe de niveau c’est refuser de monter et de descendre. Souvent l’œil a du mal à choisir car il est abusé par la pente générale. En revanche les jambes sentent immédiatement si ça monte ou descend il faut donc se fier à elles. 

L’avantage de la courbe de niveau est d’aller d’un point d’une colline à un autre sans grimper au sommet puis être obligé de redescendre, ni dégringoler dans la vallée pour remonter ensuite. Un autre avantage de ces courbes de niveau c’est qu’elles sont dessinées sur la carte il est donc assez facile de les considérer en itinéraire.

Bien comprendre les formes du terrain est absolument capital pour se repérer sûrement. Les éléments du terrain ne changent quasiment pas : les rivières restent en place, les pentes également, tout comme les talwegs et les crêtes. En revanche les chemins se ressemblent et peuvent changer de place.

ESTIMER UN TEMPS DE MARCHE :

Marche sans sac : 6km par heure

Marche avec sac : 5 km par heure

Marche en montagne : 300m de dénivelé positif

Marche en montagne : 450m de dénivelé négatif

Marche à l’azimut en forêt sur terrain plat à l’azimut : 2.5 km/h à 3km/

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Publié le 19 Mars 2021

Nous sommes partis de bon matin, de la place de Marseille en direction du mémorial de Vimy en passant par le mont saint Eloi à vélo.

Nous avons traversé Sainte Catherine pour sortir d’Arras et se diriger vers la très grande et très redoutable montée du mont Saint-Eloi !!!!!

Nous avons peiné mais cela nous a mis en forme pour le reste de la journée et au final le détour en valait la peine.

Une fois arrivé en haut, nous avons pu admiré la vue sur la cathédrale en ruine bombardée pendant la seconde  guerre mondiale par les Allemands et la vue sur le Pas de Calais en général. Nous avons fait un jeu inventé par Philippe qui s'appelle la passe à Sioule qui est un sport ou le but est de faire une passe à 10 mais tout en mettant la balle sur une base pour mettre le point.

 Apres ce moment digne des jeux olympiques, nous sommes repartis vers le Canada et le mémorial de Vimy qui est une terre canadienne (offerte par l’état français au Canada en remerciement de l’aide apporté à la France durant la première guerre mondiale).

Quand nous sommes arrivés à Vimy nous avons pique-niqué dans le parc du centenaire puis nous sommes allés voir le mémorial. Le lieu peu paraître intimidant quand on voit tout les noms de ses soldats morts pour permettre de regagner le territoire Français, signe d'un dévouement extrême que ses soldats ont porté pour nous permettre de vivre la vie que nous vivons aujourd’hui.

Le lieu est aussi composé de tranchées ou l'on peut marcher pour s’apercevoir des conditions des combats, genou plié et tête basse pour ne pas se faire tirer dessus.

Nous avons ensuite réparé la pointe de notre staff qui s’était cassé au dernier Week end. Il a fallu les meilleurs ingénieurs pour répondre à ce problème de pointé de staff qui tout compte fait n'était pas si énorme mais nécessaire pour avoir un staff solide représentant notre patrouille.

Après cette réparation élémentaire nous sommes repartis vers Arras, ville emblématique de la glorieuse TCF.

A Arras nous sommes allés à la citadelle pour apprendre à faire des belles passes rugby et prévoir des techniques pour rester les maîtres à la sioule.

 Nous sommes finalement retournés place de Marseille pour se dire au revoir après cette ballade en vélo au Canada qui nous a permis de revoir chacun et entretenir un esprit de patrouille durant cette année.

Felix de la GLORIEUSE patrouille de l'OURS

 

Balade à vélo pour l'OURS

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Publié le 25 Février 2021

« Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. ». Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. » (Evangile selon St Matthieu, 4 ; 18-22)

C’est ce qu’on appelle Suivre Le Christ ! Malgré leur pleine occupation, Jésus passe, il les appelle et Jacques et Simon le suivent. Cela ne veut pas dire qu’ils ne le trahiront jamais : reniement de Simon Pierre. Cela montre l’Appel que Jésus nous adresse à tous à le suivre malgré nos faiblesses. Jésus a conscience de nos faiblesses et malgré tout, il nous veut présent auprès de nos frères pour annoncer la Bonne Nouvelle aujourd’hui.

Cet appel est fort : pour Simon et Jacques la pêche est ce qui leur permet de vivre. Et, ils jettent leurs filets, quittent leurs embarcations et leur père pour suivre un Homme qui a dit « Suis-moi ». Ils quittent la nourriture qui leur permet de subvenir à leur besoin nutritionnel. Cela ne veut pas dire qu’ils ne mangeront plus, l’homme a besoin de manger pour vivre ; mais cela signifie qu’ils reconnaissent que leur âme a besoin d’être nourrie également.

Dans le Chapitre 4 de l’Evangile de Saint Jean, la samaritaine rencontre Jésus et Jésus lui dit :

« Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » (Evangile selon St Jean 4 ; 13-14)

D’ailleurs au début de ce passage Jésus demande en premier à la samaritaine : « Donne-moi à boire ». Jésus a soif de nous, il se met à notre écoute alors qu’il est Dieu, il veut lier une relation avec nous, il veut nous accueillir. Et pourtant, à la fin de ce passage, c’est la samaritaine qui lui dit :

« Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » (Evangile selon St Jean 4 ; 15).

Réaction bien humaine, Ô combien il serait aisé pour nous de nous séparer de la nourriture du corps, mais nous en avons besoin pour vivre. La samaritaine ne comprend pas bien le message de cette eau qui devient une source jaillissante pour la vie éternelle. Son cœur a besoin de s’ouvrir encore pour percevoir ce message. Ouvrir son cœur en l’offrant à Jésus comme nous devons faire chaque jour et devenir une source jaillissante de son Amour. Lorsqu’on rencontre Jésus, on se rend bien compte que nous voulons apprendre à le connaître. 

Jésus nous donne un indice sur cette nourriture.

« Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. » (Evangile selon St Jean 4 ; 34).

D’ailleurs, si Jésus utilise cette image de la nourriture, c’est que nous avons besoin de nous nourrir de sa parole, de la prière, plusieurs fois par jour. Si l’homme ne mange pas, il s’affaiblit et finit par mourir. Si son âme n’est pas nourrie, elle s’affaiblit et finit par mourir. L’homme doit avoir le même zèle pour aller au Christ, que pour aller manger. A l’image du rab au scout où plusieurs se précipitent, nos cœurs doivent se précipiter pour aller au Christ.

La phrase que Jésus prononce quant à sa nourriture est une belle définition du jeun demandé pendant le carême : est-on assez proche de Jésus et éloigné de nos filets pour être capable de nous nourrir intensément de la volonté de Dieu dans nos vies ?

Dans la Genèse au chapitre 19, les villes de Sodome et de Gomorrhe sont détruites. Loth, seul homme juste de cette ville défigurée par le péché, peut s’enfuir avec sa famille avec une recommandation :

« Sauve-toi si tu tiens à la vie ! Ne regarde pas en arrière, ne t’arrête nulle part dans cette région, sauve-toi dans la montagne, si tu ne veux pas périr ! » Puis, la genèse annonce : « Or, la femme de Loth avait regardé en arrière, et elle était devenue une colonne de sel. »

 

Triste fin, alors que la vie était annoncée devant, à la fin de la marche. Lorsque Simon et Jacques lâchent leurs filets, ils ne regardent pas en arrière car ils auraient pu être rattrapés par une envie de conforts, de souvenirs et de facilités. La femme de Loth devenue colonne de sel est notre cœur lorsqu’il se ferme, lorsqu’il se durcit. Cela arrive quand nous hésitons à suivre Jésus, nous entendons un petit appel peut-être très faible et au lieu d’accueillir et de répondre comme Samuel « Parle Seigneur, ton serviteur écoute », nous fermons cette possibilité de source jaillissante dans notre vie. Bien évidemment, Dieu pardonne quand nous nous tournons vers lui car il est venu pour les pêcheurs :

 

« Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. ». (Evangile selon St Marc, 2 ; 17).

 

Ces quarante jours à l’image de Jésus au désert, sont une chance pour nous de marcher vers une conversion de notre cœur, vers la source jaillissante qui abreuve éternellement. Il faut offrir à notre cœur des efforts et laisser notre âme exprimer sa soif en laissant les choses superficielles de côté, en jetant nos filets qui nous tiennent prisonniers.

 

« Vous savez bien que, dans les courses du stade, tous les coureurs prennent le départ, mais un seul gagne le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter. Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour gagner une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. » (Lettre aux Corinthiens 9 ; 24-25).

 

Bon carême, le Seigneur aide !

 

Damien Regost, ACT

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