Publié le 5 Février 2018
« Accueillez celui est mal affermi dans la foi, sans vous ériger en juges de ses opinions »
St Paul (Épitres aux Romains)
Lisons l’épître St Paul aux Romains (chapitre 14, 1-13): « Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli. Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui? S'il se tient debout, ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l'affermir (…)
Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu. Car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu. Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d'achoppement ou une occasion de chute ».
La relation que l’on doit avoir avec l’autre s’inscrit totalement dans le thème de la fraternité. En effet, on peut malheureusement avoir tendance à ne pas reconnaître l’autre comme notre frère, lorsque justement nous le jugeons. C’est ainsi que nous devons prendre conscience que nous devons tout faire pour reconnaître un frère: toutes les paroles, toutes les actions, tous les gestes comptent dans la relation à nos proches.
C’est exactement ce qu’expérimentait Pier Giorgio Frassati de son vivant: "Un groupe de femme lancèrent des cris hostiles à l'encontre du cortège catholique. Pier Giorgio Frassati s'approcha d'une des femmes et lui demanda la raison de sa colère. Elle répondit durement. Après cela, Pier Giorgio Frassati lui mit la main sur l'épaule sans dire un mot... La femme se mit à pleurer et était étonnée de l'attitude du jeune homme. A ce moment là, Pier Giorgio dit " Nous n'avons pas les mêmes idées mais je te respecte et je respecte ta souffrance » ».
Au lieu donc de juger, montrons-nous bienveillants envers notre prochain sans tenir de discours moralisateur. Nous cheminerons ainsi vers notre idéal commun, celui de la sainteté.

Que chacun de nous se souvienne de ses paroles et les applique dans sa prière quotidienne,
Fraternel Salut Scout
HARFANG A.
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