THE NEW YORK HERALD
EUROPEAN EDITION - PARIS, MONDAY 10, MAY 1871

Doctor Livingstone, I presume?

Guidée par Messieurs Kurtz et Stanley, la patrouille du Guépard, accompagnée de la patrouille du Lynx, a retrouvé le Dr David Livingstone, disparu en Afrique depuis six ans.
Parties de Zanzibar, quatre colonnes de secours avaient été envoyées à travers le continent mystérieux, sur les traces du missionnaire perdu. En quête de gloire et d'aventures, ces caravanes d'explorateurs se frayèrent un chemin à travers la brousse, évitant les pièges tendus par les indigènes, affrontant les fauves de la savane, jouant de ruses et d'audace pour se distancer.
Comme on dit en Afrique, il n'y pas la place pour plusieurs crocodiles dans le même marigot...

Pas à pas, ils progressaient dans la jungle est-africaine, se rapprochant toujours plus du vieil aventurier...insaisissable.
Une lueur d'espoir grandissait à chaque fois qu'ils retrouvaient des indices de son passage. Dans un village, un sorcier déclarait avoir prodigué des soins au missié Blanc. Ici, des marchands d'esclaves assuraient l'avoir vu emprunter une piste. Là, c'était un chasseur d'éléphant qui affirmait avoir aperçu le médecin écossais.
A Dar Es Salaam, les aventuriers de la mythique TCF empruntèrent le grand "Rhinoceros de Fer" qui reliait ce Havre de Paix à Mombasa en longeant la côte est de l'Afrique pour ensuite pénétrer dans l'inquiétante région du Tsavo où règnent en maîtres les redoutables Kambas et les tribus Masaïs.

Dans le train un voyageur énigmatique leur laissai quelques informations.
Au détour de la voie de chemin de fer, des coups de feu retentirent : c'était le Dr John Kirk, rescapé de la mission Livingstone, qui tentait de rejoindre le train de l'Imperial British East Africa Company, traqué par de farouches guerriers anthropophages. Avant de mourir sous les coups des sagaies enemies, celui ci eut le temps de leur donner une sacoche portant des indications sur la position de David Livingstone.
Ensuite ce fut une lutte acharnée au coeur de la brousse entre les quatre expéditions menées par leur quatre chefs emblématiques, hommes de légende, au charisme ineffable, au flegme si cher à ces britanniques, "so british" : La London Missionary Society du Lt-Colonel Kurtz, le New York Herald avec Henry Morton Stanley, la Royal Geographical Society et Verney Lovett Cameron, et enfin l'expédition de l'Imperial British East Africa Company menée par le Colonel Patterson.
Leur périple les conduis
it au milieu d'un jungle impénétrable, où pour survivre ils durent marchander avec les autochtones et le terrible esclavagiste Muhamad Ben Yussuf plus communément appelé Tippo Tipp. Il fallut faire des prisonniers, se battre au corps à corps, ramper, se cacher, tendre des embuscades, traduire des messages surcodés, gagner des munitions et les conserver, passer la forêt au peigne fin pour récolter des effets personnels du missionnaire introuvable, récupérer un trésor laissé par des marins portugais en déroute, une cargaison d'ivoire cachée dans un marigot...
Enfin, après avoir bravé tous les dangers, l'expedition du New York Herald et de la London Missionary Society arriva dans le village d'Ujiji, sur les rives du lac Tanganika, où David Livingstone, rongé par les fièvres et la malaria, avait trouvé refuge.
Le missionnaire, pour exprimer sa gratitude envers les valeureux scouts d'Arras venus lui porter secours, décida d'organiser avec ses amis africains une grande compétition sportive où tous nos aventuriers se révélèrent. Mention spéciale pour le Lynx qui remporta le mythique tournoi de sioule. Bravo à toutes les patrouilles pour leur excellent esprit! Toutes les photos de cette grande aventure sont déjà disponibles sur le blog.
La Troupe d'Arras remercie Antoine alias l'inconnu du train/Muhammad Ben Youssouf/le Dr Livingstone pour sa présence parmi nous!

Les traits tirés après ce long périple, mais le visage radieux, la patrouille du Guépard, expédition victorieuse, pose pour la postérité.
(cliquez sur les photos pour les agrandir)